LUCIE BAYENS

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Inuit des Landes

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Inuit des Landes Moufle 1. Peau de canard, laine, gros sel, 2011. Inuit des Landes, installation. Peau de canard, laine, gros sel, dimensions variables, 2010/14. Vue de l'exposition Lundi ou la vie sauvage, 2014. Inuit des Landes, installation. Peau de canard, laine, gros sel, dimensions variables, 2010/14. Vue de l'exposition IL FAUT VIVRE, 2013. Inuit des Landes, installation. Peau de canard, laine, gros sel, dimensions variables, 2010/14. Vue de l'exposition STILL LIFE, 2011. Inuit des Landes, Moufle II. Peau de canard, laine, gros sel, cloche de verre, dimensions variables, 2010/14. Vue de l'exposition STILL LIFE, 2011. Inuit des Landes, Moufle II. Peau de canard, laine, gros sel, cloche de verre, dimensions variables, 2010/14. Vue de l'exposition STILL LIFE, 2011. Inuit des Landes, installation. Peau de canard, laine, gros sel, dimensions variables, 2010/14. Vue de l'exposition STILL LIFE, 2011. Inuit des Landes, Chaussette I et Bottes II. Peau de canard, laine, gros sel, dimensions variables, 2010/14. Vue de l'exposition STILL LIFE, 2011. Inuit des Landes, Chaussette I et Bottes II. Peau de canard, laine, gros sel, dimensions variables, 2010/14. Vue de l'exposition STILL LIFE, 2011.


            Habitant et travaillant en Aquitaine, je travaille avec la peau de canard, un « produit phare », un stéréotype et une base alimentaire de la région. J’aborde les possibles en matière de transcivilisation. J’interroge le passé, le présent, le futur et leurs distorsions en m ‘appuyant sur ce que j’observe des problèmes environnementaux actuels. Ces objets conservés dans le gros sel, figures de l’éphémérité, évoquent la précarité du vivant. Le gros sel fait également parti de la scénographie.

Dans l’atelier, ma cellule, je vis une expérience intérieure pendant laquelle je me glisse dans la peau du survivant. Cette expérience laisse des traces, ce sont les Inuits des Landes, leur sous-titre est sans équivoque et nominatif : Chausson I, Botte II, Moufle III… Même si leurs formes tendent à devenir autre chose. Il s’agit d’un hommage laborieux à l’archétype. Je glane et tisse des questions comme suspendues dans la matière organique ; Un retour à la nature est-il possible ? Comment l’instinct survit-il en nous ? Renaîtra-t-il ? Nous portera-t-il encore ?

Installation exponentielle débutée en 2011, je continue cette série en recouvrant partiellement un bidon métallique, en confectionnant une panoplie de baseball et une sphère qui pourrait être un globe, un ballon... Quand Moufle II semble s’éloigner de la forme du moufle, c’est pour évoquer la plasticité du corps humain. En effet, si l’homme passe de plus en plus de temps assis devant un ordinateur, le post-humain ne devrait plus avoir l’usage de l’ensemble de ses doigts tel que nous les connaissons. Moufle III est plus proche formellement de la palme ou plus exactement de la protection pour palme. Ces formes deviennent non formes ou formes ouvertes sur les pistes d’un futur possible.

« Après la crise, j’ai commencé une nouvelle théorie et j’ai essayé de trouver les matériaux adéquats pour exprimer mes préoccupations avec de nouvelles énergies, avec les problèmes d’énergie en général et ma compréhension de la théorie de la sculpture. » et « La sculpture ; ce n’était pas pour moi uniquement le fait de travailler dans un matériau spécial mais la nécessité de créer d’autres concepts de pouvoirs de pensée, de pouvoirs de volonté, de pouvoirs de sensibilité » Joseph Beuys.


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